Le Coeur Brut de Basse Terre

Le Coeur Brut de Basse Terre

La commune de Vieux Habitants est un bien agréable endroit niché au pied du massif de la Soufrière au centre de la Basse Terre. Le lieu est bien situé pour explorer le parc national de Guadeloupe dont la très connue randonnée qui mène au sommet de la Soufrière.

Anne-Marie en pmt.
Les tortues de Malendure à la réserve Cousteau

Nous décidons donc au début de notre séjour d’aller faire une randonnée qui mène à la ravine Paradis, une cascade qui se jette dans un bassin où l’on peut nager. Pour se rendre au départ de la randonnée, nous devons emprunter une minuscule route sur 8 km qui s’enfonce dans les montagnes et où on espère ne pas rencontrer de voiture à contre sens. Dans une telle situation, une des deux voitures devra faire marche arrière sur une certaine distance. Il y a même un écriteau qui indique « Obligation de klaxonner » pour indiquer notre venue et éviter ainsi un accrochage.

Habitation la Grivelière

Il aura fallu des moines pour construire ce site exceptionnel dans un lieu si inaccessible.

Le site de départ se situe à l’Habitation la Grivelière qui est une plantation de café située au coeur des montagnes. Fondée à la fin du xviie siècle par les moines jacobins, elle est classée aux monuments historiques depuis 1987. Hélas, le site est fermé pour rénovations. Comme il est assez facile de passer la clôture, nous allons tout de même faire un tour pour faire quelques photos.

Les bâtiments y sont très bien entretenus
Dommage que le site soit fermé

En route vers la ravine Paradis

Le départ de la randonnée.
Nous longeons une rivière dans une forêt typiquement Caribéenne.
À un moment donné, il faut même traverser la rivière.
On y voit des talles de bambous.

Cette randonnée s’avère être de niveau moyen par temps sec. On y met 45 minutes pour faire les 2.5 km du trajet aller.

Il y a un très beau bassin au pied de la cascade et on peut y nager.

Une messe au village

L’église St-Joseph, est la première église de Guadeloupe. Elle fut construite en 1639, mais presque entièrement reconstruite en 1720 après un incendie.

Lydia, la dame qui nous avait jasé de son balcon, nous avait invité à la messe du dimanche. Anne-Marie tenait à y aller, histoire de se plonger et de s’intégrer dans cet aspect de la culture des Guadeloupéens. Donc à 8h am le dimanche matin nous prenons place dans cette belle église toute simple. La messe était en français et en créole. Les chants en créole étaient bien plus rythmés. La chorale (avec une batterie) était très dynamique.

Un chant durant la messe

La messe a duré deux heures, il y avait un baptême, mais j’avoue que je me suis laissé bercer avec plaisir par l’ambiance et le rythme. Au moment de l’échange de la paix, nous constatons avec surprise que Lydia était assise juste devant nous. En fait, elle nous a reconnus à ce moment. Elle nous a donc présentés à quelques personnes ainsi qu’au jeune curé haïtien.

Le parvis de l’église à la sortie de la messe.
L’intérieur de l’église
Lydia bien endimanchée.
Un ptit marché aux puces après la messe

Basse Terre, son marché et la distillerie Bologne

Le samedi matin, le marché de Basse Terre à 15 minutes de Vieux Habitants est le plus animé de la région. On est allé y faire un tour pour le plaisir des yeux et pour l’ambiance. Un marché, ça nous plonge toujours au coeur de la vie des gens de la place.

La place du marché
Une marchande de légumes
Anne-Marie devant un étal de robes….
Les Marchandes

Cette très belle sculpture devant le marché représente deux femmes antillaises portant des produits locaux (fruits, légumes). C’est un symbole fort du quotidien, du travail et de la culture créole.

Statue de la Libération de l’Esclavage à Basse Terre

On ne peut faire un séjour sans visiter au moins une distillerie de rhum. La distillerie Bologne propose une visite guidée de 1h30 avec dégustation à la fin. Cette distillerie est installée au pied de la Soufrière d’où elle puise d’ailleurs son eau pour la confection de ces rhums. Le site, juste à côté de Basse Terre, est très beau avec la montagne en arrière plan.

La distillerie Bologne
En fin de journée, la Soufrière est dégagée ce qui est assez peu fréquent.
La visite guidée
La colonne de cuivre est la technique utilisée ici pour produire leur excellent rhum agricole.
Le chai
Le moment de la dégustation. Nous goûtons une dizaine de rhums tous délicieux. Rhum blanc de canne bio, de canne noire, vieux rhum, etc.
Et bien sûr au restaurant ensuite nous buvons un ti ponche. On nous carrément le litre de rhum sur la table.

Et voilà pour cet article. Il y a tant à voir dans ces petites îles de Guadeloupe qu’on y découvre de nouvelles choses à chacun de nos séjour. Soleil, chaleur, mer, gens accueillants, sites historiques, restos créoles, etc, la liste est longue. On y reviendra avec plaisirs. 🙂

Murale par le grefffeur Totor.

This Post Has One Comment

  1. Ne pas seulement être spectateur de ce que vous voyez mais goûter pleinement l’instant offert dans la joie et le partage… en voilà une façon « éthique » de voyager!

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