
La Côte sous le Vent de la Basse Terre en Guadeloupe, avec ses petits villages antillais et ses multiples plages bercées par la mer des Caraïbes, a de quoi séduire les visiteurs. Bien protégée avec ses montagnes des vents dominants venant de l’est, les courants marins n’y déposent pas, ou très rarement, de sargasses qui envahissent bien souvent les plages de la côte opposée. La mer tantôt bleue, tantôt émeraude offre de belles vagues comme des rouleaux qui se brisent sur le sable avec fracas quelques fois.

Comme nous aimons bien marcher, déjà une trentaine de kilomètres au compteur, la côte offre de beaux sentiers de marche assez facile, bien que parfois montagneux. Et on peut se baigner n’importe où, toutes les plages du littoral étant publiques. Soit nous marchons vers le village de Deshaies au sud à 3 km, soit nous allons vers la plage de la Perle à une heure de marche vers le nord.






Ste Rose
Ste Rose est un assez gros village le long de la Côte sous le Vent, au charme antillais, moins touristique que Deshaies. Nous y sommes allés hier samedi, jour de marché. À midi, le soleil chauffe pas mal, et le marché offre de quoi se rassasier ou encore se rafraîchir: ponche coco, planteur, sorbet coco, etc. Des accras pour 4 euros, du colombo de cabri, et bien d’autres spécialités créoles.


« Es sa possible fé foto » j’essaie un peu mon créole au marché. De sympathiques marchands guadeloupéens nous invitent à nous asseoir pour manger notre sorbet et, sans façon, la conversation est lancée: on nous explique qu’ici on parle « langue guadeloupe » et non le créole qui est un terme générique. Et puis que les québécois sont un peu comme les guadeloupéens, simples, sympathiques et sans façon. Les Français, qui contrôlent souvent l’économie guadeloupéenne , sont plus associés aux « colonisateurs ». Mais les Québécois…c’est une autre histoire… Marie Laure nous a aussi renseigné sur le mouvement KBM Ka pou nou bwè é manjé, un mouvement pour la solidarité alimentaire. Elle nous donné des grains de riz pour que nous tentions de les faire pousser pour le plaisir. Mais un des buts étant de faire pousser ici des produits alimentaires au lieu d’être dépendant. C’est une démarche de masse vers l’émancipation.


Une scène cocasse


Nous nous promenons dans ce village écrasé par la chaleur et rempli de petits bouts de vie. Mon âme de photographe veut tout enregistrer de cet instant en dehors du monde. J’ai envie de vivre ici tellement la vie semble s’écouler lentement.




Nous en sommes à notre 6e journée en Guadeloupe et déjà nous pensons prolonger notre séjour tellement qu’on est bien ici. Maintenant que « la job » n’est plus un critère qui nous oblige à revenir, pourquoi ne pas faire durer ce plaisir…

