Ça y est, me voilà enfin en vacances… et surtout, en retraite, cette fois dans les magnifiques Laurentides ! On a une jolie maison avec plus de trois acres de terrain à explorer et à aménager… de quoi s’amuser et profiter de chaque moment. Acheter et rénover une maison dans la soixantaine, c’est pas pareil qu’à vingt ou trente ans : on ne construit plus une famille, mais on veut pouvoir accueillir la nôtre au complet aussi souvent que possible. On est une bonne douzaine entre enfants, belles-filles et petits-enfants, alors ça promet d’être animé ! Et sans oublier les amis.
Trêve de bavardages, il faut passer à l’action. Premier projet : ouvrir un jardin en plein soleil juste devant la maison. La grelinette et la pelle sont prêtes, Anne-Marie et moi aussi ! Et ensuite, ce sera au tour de la cuisine : direction le recyclage. Si on prévoit vivre ici les 30 prochaines années, autant que cet espace central devienne vraiment à notre goût. Alors, on stripe tout et on recommence!
Le jardin…




Et la cuisine.
Avant d’entreprendre la cuisine, un petit classement de mes outils dans l’atelier s’impose. Je n’ai pas vraiment eu le temps depuis notre déménagement de m’y mettre.


La première étape consiste à transformer la petite toilette en dépense: la dépense, dans son acception ancienne, était une partie de la maison où l’on entreposait la nourriture non périssable (légumes secs, conserves, etc.) C’est l’équivalent de ce que l’on appelle aujourd’hui un garde-manger. Ma mère utilisait toujours le terme de dépense, une petite pièce au sous-sol remplie de nourriture, et ironiquement son rêve était de la transformer en toilette.





Mais voilà que c’est la fête des Pères et à ma grande surprise tous nos enfants, petits enfants et brue sont arrivés pour faire la fête! Il ne manquait que notre chère Catherine. Un beau moment de pause en famille par une magnifique journée.


Maintenant que nous avons une dépense, nous pouvons commencer à enlever une bonne partie des armoires en attendant de recevoir les nouvelles armoires que nous avons commander en ligne chez IKEA.





Après avoir magasiné pas mal et comparé toutes sortes d’options, on a fini par se décider pour les armoires Sektion d’IKEA. Ce qui nous a vraiment accrochés, c’est la flexibilité des modules et la façon dont tout est bien expliqué pour l’assemblage. Le choix de couleurs n’est pas immense, mais le vert profond qu’on a choisi, avec sa finition acrylique, donne un super beau rendu. On a préféré les modèles avec tiroirs plutôt que des tablettes, c’est tellement plus pratique au quotidien. Les charnières à fermeture douce sont parfaites, tout se referme en douceur. Et honnêtement, c’est dur de battre la simplicité d’IKEA quand vient le temps d’échanger une pièce ou de modifier quelque chose — tu passes au magasin et c’est réglé.


Et voilà les armoires installées, le nouvel îlot avec le comptoir en érable massif du Québec fabriqué par La Shop Authentique, une entreprise de Ste-Adèle, ainsi que la nouvelle hotte. Ça donne un beaucoup d’oeil. Une partie du lambris est posé au mur.

Et maintenant la fenêtre.
Agrandir une fenêtre dans un mur extérieur, c’est tout un défi côté structure. On voulait une fenêtre plus large et dégagée pour mieux profiter de la vue sur la forêt derrière la maison. Pour y arriver, j’ai dû couper un montant porteur et installer un nouveau linteau au-dessus de l’ouverture. On a commandé une fenêtre thermale sans cadre, et comme aucun fabricant ne proposait de cadres en bois, j’ai décidé de fabriquer le mien en pin. Un beau projet de bricolage qui a valu le coup!



Pendant ce temps…
Anne-Marie qui m’aidait durant les moments cruciaux de la rénovation ne chômait pas de son côté. Elle défrichait, grattait, nettoyait et aménageait le secteur du petit ruisseau. Et souvent par des journées très chaudes dominées par les frappabords. Comme il y avait pas mal de petits arbres à couper, nous avons acheté une scie à chaîne Husqvarna électrique de 18 po. Anne-Marie en a appris le maniement rapidement. Une vraie bûcheuse…





De son côté, le nouveau jardin pousse tranquillement. Pour une première année, nous ne sommes pas trop exigeant envers nous-même et la terre…




À la fin août, mon ancien employeur Kativik Ilisarniliriniq m’a embauché deux semaines en tant que consultant expert en cuisine pour aller superviser le démarrage de la cuisine de la nouvelle résidence scolaire pour adultes, Kajusivik, à Kuujjuaq. J’ai donc mis mes outils de côté et je suis parti retrouver le grand nord de nouveau. Une belle expérience dans un centre tout neuf!









Un peu après mon retour de Kuujjuaq, nous avons eu la visite de Zoël et Jean qui sont arrivés chez nous en vélo au terme d’une virée cycliste au Québec. Un moment bien agréable passé entre amis…


De retour à la maison, je me suis lancé dans la finition, et disons que ça a pris un brin plus de temps que prévu… Trouver la bonne couleur, faire des tests, attendre que ça sèche, changer d’idée, ajouter un peu de tapisserie pour voir, puis douter… bref, un vrai marathon de patience! 😅 Mais à la fin octobre, la cuisine était enfin terminée — et franchement, on en est fiers. Un beau projet qui nous aura fait suer un peu, mais qui va nous servir (et nous faire jaser) pendant bien des années!



Anonyme
7 Nov 2025On est jamais trop vieux pour créer des milieux de vie comme le vôtre. Cela fait du bien à ceux qui les habitent et à ceux qui les visites!
Ce lieu d’accueil, de bienveillance, et de paix (pour l’avoir éprouvé moi-même lors de mes visites) est totalement à votre image!
Mireille
Anonyme
7 Nov 2025Merci! Et tu as tout à fait raison quant à l’âge. Avoir des projets, c’est se garder alerte, l’esprit vif, et en bonne santé 🙂