Notre Jardin: Un Refuge pour les Oiseaux

Notre Jardin: Un Refuge pour les Oiseaux

Un couple de parulines à collier qu’Anne-Marie a pris dans ses mains. La femelle s’est cognée à notre fenêtre et le mâle ne voulait pas la quitter (crédit photo Anne-Marie Dion)

À mon retour vers la mi-mai, je me suis remis tranquillement au jardin, mais côté ambiance sonore, c’était pas mal monotone : presque juste les corneilles, du matin au soir, à jaser sans arrêt. De temps en temps, un merle se faisait entendre en fin de journée, mais disons que les corneilles avaient clairement pris toute la place. À la longue, ça devenait un brin décourageant… et un peu fatigant pour les oreilles 😅

Après une semaine comme ça, j’ai eu une petite idée : envoyer mon drone faire un tour dans le coin. Résultat ? Instantané. Les corneilles ont sacré leur camp, et le calme est revenu aussi vite qu’elles étaient arrivées laissant la place aux autres espèces qui se sont tranquillement installées.

Omniprésent que sont les geais bleus et les mésanges
Les curieuses mésanges qui passent tout l’hiver chez nous.
Le colibri à gorge rubis a fréquenté son abreuvoir tout l’été

Alerte aux ratons laveurs

Au début, j’ai bien essayé d’attirer les oiseaux avec une ou deux mangeoires installées un peu partout sur la maison, mais les ratons laveurs trouvaient toujours le moyen de les faire tomber pour se servir à volonté. Après pas mal de recherches, j’ai fini par opter pour une station à mangeoires montée sur un poteau, avec un pare raton laveur (ou écureuil) intégré : une espèce de gros tuyau de six pouces qui rend l’accès complètement impossible aux petits envahisseurs. Résultat ? Une réussite nette, immédiate… et enfin des mangeoires tranquilles.

J’ai acheté le poteau de jardin à crochet chez Lee-Valley. Il est solide et ancré dans le sol par une robuste vis et on peut y suspendre trois mangeoires. Le pare-raton laveur provient de Nature Expert à Montréal. Ce fut facile à installer et diablement efficace.

Et maintenant plus d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux nous rendent visite.

Une sittelle à poitrine rousse nous rend maintenant visite régulièrement.
Probablement mon oiseau préféré, j’aime son allure masquée.

Une fois les mangeoires installées sur ce système, on a rapidement commencé à voir défiler de plus en plus d’espèces d’oiseaux, et de plus en plus souvent. Au départ, c’étaient surtout les geais bleus qui menaient le bal. J’ai donc dû adapter une des mangeoires pour ralentir le débit des graines de tournesol, sinon ils étaient capables de la vider au complet en une seule journée.

Un chardonneret jaune mâle…
Et la femelle
Ici, j’ai réussi à photographier un roitelet à couronne rubis. Ce petit oiseau est très vif et bouge tout le temps. Je ne l’ai pas aperçu très souvent l’été dernier. C’est la femelle qu’on voit ici.
Le bruant à gorge blanche facilement identifiable avec se tâche jaune devant l’œil.

Les espèces de pics qui fréquentent notre terrain


Pas toujours facile à différencier, plusieurs espèces nous rendent visite. Ces oiseaux aiment particulièrement le suif, mais aussi le bois de notre maison.

Un pic chevelu qu’on différencie par son bec plus long
Le pic mineur reconnaissable à sa tache rouge et à sa petite taille
Le pic chevelu continue à venir se nourrir durant l’hiver
Un pic flamboyant flânait dans notre jardin l’été dernier

Le plaisir de se découvrir ornithophile

Cet été, j’ai réalisé à quel point l’observation et l’identification des oiseaux étaient devenues une vraie passion pour moi. Depuis qu’on s’est installés dans ce magnifique coin des hautes Laurentides, et encore plus avec notre nouvelle maison entourée de forêt, j’ai mille occasions de m’y adonner au fil de la journée. La grande fenêtre de la cuisine donne directement sur la station de mangeoires, un vrai poste d’observation. J’y garde toujours des graines de tournesol, un mélange de grains variés, du chardon et du suif, histoire d’accueillir tout ce beau monde.

Notre maison entourée de la forêt ce qui en fait un lieu de prédilection pour les oiseaux
Un redoutable quiscale bronzé
Un couple de roselins pourprés
On voit bien sa couleur ici
Un roitelet à couronne dorée. Ces petits oiseaux rapides et toujours en mouvement sont un sacré défi à photographier correctement.
Par une journée pluvieuse, ce cardinal à poitrine rose est venu nous rendre visite
Accompagné de la femelle.
Vers la fin de l’été, les juncos ont dominé pas mal le terrain
Je les trouve très beaux ces juncos et se sont de sacré bons mangeurs de graines au sol

À la fin du court automne 2025, une volée de gros becs est arrivée un beau matin, s’est attardée quelques minutes et est disparue. J’étais bien content de les voir. Et apparemment, leur population diminue rapidement. Quels oiseaux flamboyants!

Une sittelle à poitrine blanche, un peu plus grosse que la sittelle à poitrine rousse. Elle fréquente encore notre mangeoire cet hiver.

Une gélinotte huppée est venue déguster les bourgeons de notre pommier

Le dernier oiseau que j’ai identifié est ce sizerin flammé aperçu en décembre.

J’ai identifié vingt huit espèces d’oiseaux depuis l’été passé, mais je n’ai pas réussi à toutes les photographier. Je mets un lien ici vers une galerie de mes photos d’oiseaux que je mettrai à jour avec les plus récentes selon mes découvertes.

This Post Has 2 Comments

  1. C’est magnifique!
    Merci pour ce partage
    Mireille

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