Marie Galante

Marie Galante

Nous terminerons notre séjour en Guadeloupe, à Marie Galante pour deux semaines. Petite île tranquille de l’archipel, on aime bien y séjourner à chaque fois que nous venons ici. Bien plus calme et ralentie, nous aimons son rythme et cette fois, nous avons trouvé un gîte en montagne éloigné de tout. Enfin presque, la plage n’est qu’à 1,8 km tout de même. Anne-Marie à son tour est victime de la dengue qu’elle a choppé à Deshaies aussi. Il y avait bien trop de moustiques dans la villa là-bas. Ici, il n’y a pratiquement aucun insecte qui trouble notre quotidien et comme nous sommes situés sur un morne, l’Alizée ventile très bien le lieu. Au loin, nous apercevons la mer et la Guadeloupe, ainsi que les Saintes. Anne-Marie se remet donc tranquillement de la maladie.

Notre gîte en montagne (il y en a un 2e identique à coté, mais inhabité en cette saison)
Au lever du jour, on voit bien la Guadeloupe
Après une petite averse matinale…

Le gîte où nous sommes installés pour deux semaines est en fait un éco gîte complètement autonome en eau et en électricité. Une grande citerne recueille l’eau de pluie et des capteurs solaire fabriquent l’électricité qui est emmagasinée dans des piles sous le gîte. Les deux gîtes qui sont voisins sont situés sur les terres de la mère de Max et Raymonde qui sont nos hôtes AirBnb. Max vient faire un tour quotidiennement pour s’assurer que tout va bien. Il nous a même apporté des délicieuses mangodams et une petite bouteille de rhum vieux du Père Labat. Et des oeufs de ferme aussi que nous lui avions demandés. J’aime bien les visites de Max: il parle peu et avec un fort accent créole. Mais l’essentiel est dit. Il est né ici et doit avoir 60 ans je crois.

Le grand balcon bien protégé du soleil
Un plan plus complet de notre gîte, sur la droite on aperçoit le réservoir d’eau

Les plages de Marie Galante

Tout comme la Guadeloupe, Marie Galante est entouré de plages plus ou moins faciles d’accès. Par contre, ici il y a peu de monde et de touristes. Nous sommes souvent seuls sur un secteur de plage. Depuis notre arrivée, nous fréquentons une différente plage tous les jours: la plage Moustique (elle est très grande et on peut accéder à divers endroits intimes), la plage des trois îlets (même chose), la plage de l’anse Feuillard accessible par un sentier de 800m, la plage de l’anse Canot, plus fréquentée.

La plage Moustique
Un voilier au loin
Plage l’Anse du Mays, 31C et un soleil qui tape très fort

Selon la lumière du soleil qui pénètre l’eau, la profondeur de son fond et si elle est située du côté atlantique, les paysages des fonds marins varient d’une plage à l’autre. À l’aide de ma caméra GoPro équipée d’un filtre rouge, je tente des clichés sous-marins. Je peux me laisser aller à regarder ce spectacle assez longtemps avec des palmes – masque – tuba.

Le poisson ange français
Un poisson chirurgien bleu, je crois.
Les coraux de l’anse Feuillard

La distillerie Poisson, le rhum Père Labat

Le Père Labat (17e siècle) est l’inventeur du rhum selon l’histoire, et il a donné son nom au rhum blanc agricole, que nous connaissons très peu au Québec, de la distillerie Poisson. Au début du 18e siècle à Marie Galante, Mme Poisson tenait une sucrerie. Par la suite, cette sucrerie est devenue une distillerie au début du 20e siècle. Et cette distillerie porte son nom aujourd’hui. On peut en faire la visite de façon autonome et déguster des rhums par la suite à la boutique. Bon, durant notre visite, le personnel n’a pas été particulièrement invitant hélas, mais nous avons tout de même goûté au rhum de canne jaune qui est délicieux.

Une photo du père Labat sur le mur.
La canne devant la distillerie. Elle est coupée à la main pour la production du rhum ici, ce qui en fait une particularité.
Le vestige des sucrottes du début du 18e siècle
Les cuves de rhum
Le vin de rhum (le vesou) extrait de la canne
Au milieu, le distillateur.
Les colonnes de distillation
Et puis nous mangeons de délicieux burgers (marlin et boeuf) au resto Kreyol Fish de Grand Bourg.

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